Hunger Games L’Embrasement [Critique]

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« Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais… »

Qui dit succès en librairie ou même vidéoludique, dit maintenant adaptation dans un autre support (films, jeux vidéo…). Tout doit être adapté tant que ça apporte de l’argent aux producteurs et créateurs de l’objet originel. Hunger Games est une trilogie qui a connu un succès considérable en livre et depuis l’année passée c’est également un succès cinéma. Avec pas moins de 691 247 768 $ de recettes à travers le monde, ce qui est considérable. Tout ça pour dire que la licence est de retour sur nos écrans avec l’adaptation du deuxième opus pour notre plus grand bonheur, mais surtout pour le plus grand bonheur des fans. Réalisé avant tout pour les fans de la saga, Hunger Games L’Embrasement est un film fait pour ces derniers, mais également pour les amateurs du premier film. Ils retrouveront leurs personnages fétiches, mais également un prolongement des aventures qu’ils ont vécu dans le premier film. Scénarisé comme une grosse introduction afin de présenter des personnages sans pour autant creuser leurs traits caractériels et psychologiques, Hunger Games premier du nom était un film frustrant.

Avec cette suite, Francis Lawrence a décidé de prendre les choses en mains pour assombrir la facette teanager et niaise du premier film. Connu pour des films assez sombre et dramatique axés sur l’humain comme Je Suis Une Légende et Constantine, Francis Lawrence réussi à donner à ce film une autre dimension, une dimension plus dramatique à travers sa mise en scène. Avec un focus amoindri sur Katniss Everdeen et meilleure mise en avant des personnages secondaires, chacun réussit à prendre sa place afin de dégager leur charisme respectif. Mis en scène pour accentuer des émotions et une mise en abîme de certains humains, les personnages ont tous un rôle à jouer et ne sont pas uniquement présents comme faire-valoir ou décoration. Malheureusement, il réside un problème dans cette mise en scène. Ce problème se nomme adaptation. Pour qu’une adaptation soit parfaite, il faut qu’elle colle au mieux au livre et pour cela, le metteur en scène doit se limiter à faire ce qui est indiqué dans ce dernier. Limité dans ses choix artistiques, Francis Lawrence ne peut pas diriger ses acteurs comme il le voudrait. Obligé de choisir un axe précis ou un focus précis sur un des personnages, il n’est pas libre de ces choix. Ce problème se ressent également dans sa réalisation qui est convaincante et parfaitement convenable, mais à laquelle il manque du dynamisme dans les mouvements de caméra. Il se cantonne d’utiliser le montage afin d’incrémenter du rythme au film alors qu’il pourrait très bien le faire grâce à sa caméra. Malgré tout, on remarque une certaine volonté de bien faire chez lui, avec une volonté à offrir aux spectateurs une nouvelle aventure, une aventure dont l’ambiance serait plus anxiogène.

Mieux rythmé que le premier opus grâce à une bonne maîtrise du montage par Alan Edward Bell, malgré une structure trop linéaire et un scénario pauvre en rebondissement, ce Hunger Games satisfait là où le premier opus décevait. Il reste tout de même quelques points négatifs, dont un scénario qui ne laisse pas assez de place au côté politique du monde créé par Suzanne Collins (adaptation du livre oblige), des dialogues qui frôlent le ridicule à cause de répliques niaises et futiles dont il est difficile de faire abstraction, une bande sonore qui met trop en avant le côté émotionnel des scènes et des effets spéciaux qui laissent à désirer. On notera surtout des arrières-plans catastrophiques dans lesquels on remarque la présence de flou et de problèmes techniques que l’on qualifiera d’alliasing (scintillement des textures créées par ordinateur). Hunger Games L’Embrasement n’est pas la catastrophe redoutée, il en reste un bon film porté par un casting convaincant (et un excellent Woody Harrelson) et un réalisateur qui prend ses marques avant de nous offrir un troisième opus riche en nouveautés et en rebondissements.

3/5

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